Lors du High-Level Africa Private Sector Forum tenu en marge du Sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba le 13 février 2026, le Président de la Chambre de Commerce de Djibouti, M. Youssouf Moussa Dawaleh, est intervenu dans le panel consacré au développement du capital humain et à la formation professionnelle. Son allocution a mis en lumière l’expérience djiboutienne en matière de formation et d’insertion des jeunes dans le secteur stratégique du transport et de la logistique.

L’exemple de Djibouti : un centre de ressources de compétences
Le Président a rappelé que Djibouti, en tant que hub logistique régional, faisait face à un déficit de main-d’œuvre qualifiée dans les métiers liés au transport et à la logistique. Pour répondre à ce défi, la Chambre de Commerce a mis en place un Centre de Ressources de Compétences dédié à la formation professionnelle des jeunes demandeurs d’emploi.
- Plus de 3 800 jeunes ont été formés dans des filières adaptées aux besoins du marché.
- Cette initiative a contribué à renforcer la compétitivité de Djibouti en consolidant son rôle de plateforme logistique incontournable dans la région.
Un plaidoyer pour la formation comme moteur de croissance
En conclusion de son intervention, M. Dawaleh a lancé un plaidoyer en faveur de la formation professionnelle, qu’il a qualifiée de « principale source de soutien à la croissance du continent africain ». Selon lui, investir dans les compétences des jeunes ne se limite pas à répondre aux besoins immédiats du marché du travail, mais constitue également un levier stratégique pour :
- Stimuler la croissance économique durable en dotant les secteurs clés de main-d’œuvre qualifiée.
- Atténuer le chômage des jeunes, qui reste l’un des défis majeurs du continent.
- Renforcer la souveraineté industrielle et logistique de l’Afrique en réduisant la dépendance vis-à-vis de l’expertise étrangère.
Impact continental
Le témoignage djiboutien illustre concrètement comment la formation professionnelle peut transformer un défi en opportunité. Il s’inscrit pleinement dans l’esprit de l’Agenda 2063, qui place la jeunesse et le secteur privé au cœur du développement inclusif et durable de l’Afrique.





